Alerte Orange sur le spiritisme en pays héraultais

Le rendez vous était fixé pour 11 heures; Gare de Lyon ce samedi 12 Septembre. Ayant un peu d’avance, j’essayai de prendre mes marques tout en fixant du regard le panneau d’affichage lumineux indiquant notre départ. Défricher un peu le terrain pour que mes camarades n’aient plus qu’a suivre le chemin balisé de l’enseignement spirite. La divulgation du message spiritualiste demande quelques sacrifices ; donner du temps et surtout essayer d’en gagner. Un « sms » vibrant venait perturber ma concentration ; « On est au café du hall de la gare » avait tapoté Joël.

Joël est notre medium aux 1000 visions mais pourtant plus humble que le plus absent d’entre nous. Ayant déjà localisé le site, je n’avais aucune peine à les rejoindre en quelques pas tout au plus. Le président Joël et la vice-présidente Laurie étaient prêt à braver d’un pas cadencé les points cardinaux pour partager les résultats de leurs recherches en matière de Trans communication instrumentale. Une question se pose maintenant ; « Ou est Bruno » ce medium médium agité aux convictions indéboulonnables.
Il a bien changé notre médium rigide. Il faut dire qu’entre temps il a rencontré l’amour !!!

L’amour qui arrondi les angles, l’amour qui fléchir les prétentions. Lui qui, il n’y a pas si longtemps affirmait à qui voulez bien l’entendre : « Quand on veut on peut »
Ce n’est pas que je n’étais d’accord avec cet adage mais c’est surtout qu’a mon gout , il semblait oublier que l’homme doit aussi se délester sur son chemin de vie du trop lourd fardeau de ses vies antérieures. Mais quand surgie la vague, les ambitions se noient pour ne laisser battre qu’un cœur en surface. Ah l’amour quand tu nous tiens, les prises de forces ne sont plus de taille !!!
Même Laurie, qui à son contact d’affirmations perdait contrôle lui jetait un regard attendri…

Mais revenons à nos moutons ou plutôt aux bergers du messages spirite que nous espérions être ; toute proportion gardée. Nous voilà cote à cote dans le train a grande vitesse du réveil spirituel. Joël épris de science avait les yeux rivés sur l’écran digital affichant le kilométrage. 280, 290, 300 kilomètres heure. L’homme est ainsi fait , se nourrissant de ses contradictions. Proclamant le « virtuel » il se prosternait devant la technique. A ses bras enlacée , Laurie dans le creux de l’oreille lui chuchotait vingt ans de vie commune et de complicité. Comme d’autres par le passé avait servie de canne éphémère pour la cause, elle, était un pilier pour notre association ;
organisation, rigueur étaient ses maitres mots mais qui parfois agaçaient les étourdis. Quand à notre cher Bruno tous chakras ouverts, mains sur les jambes, yeux clos semblait implorait les forces du bien. Attentif au moindre faits et gestes des voyageurs, nourrissant mon âme des plaines et contrées furtives de ce beau pays de France, j’emplissais mon être de la vie des autres. A peine le temps d’un pensée profonde que déjà, Montpellier brandissait ses armes. Bâtiments Haussmanniens en plein cœur et chaleur moite sur le corps désarmaient mes repères. Dans le sud, nous sommes parvenus !!!

Sur le quai une femme qui ne trahissait en rien l’image que je me faisais d’elle-même nous attendait de pied ferme. Toute l’organisation de cette conférence a été accouchée que par le simple contact téléphonique. D’un pas décidé et après les présentations d’usage, nous voila sans aucun échappatoire possible guidé par les rails du tramway Montpelliérain...
Entrainante, vivante, chaleureuse tout comme Christine Rousseaux fondatrice de l’association « L’envol de l’ange » Montpellier, ville universitaire s’apprêtait à plancher sur la Transcommunication Instrumentale. Après une invitation à couper le pain dans une ambiance familiale ou chacun y allait de ses expériences « paranormales », retour à l’hôtel pour un repos réparateur. Le lendemain, malgré une alerte météo orange décrété par les autorités, la conférence aura bien lieu. « Quand dieu accorde le devoir, nul ne peut sanctionner la partage… »

Une centaine de personnes s’agglutinaient au plus près de la scène monopolisé par un homme charismatique :Joël Ury. Encore une fois, le silence régnait malgré cette masse humaine avide de sensations extra-terrestres. Le sérieux du discours et la gravité du sujet n’empêchait en rien Joël de se distinguer par quelques notes « d’esprit » envoyées ici et là. le public en raffolait.
Après une heure et demi d’un exposé sur la « TCI » vinrent des applaudissements nourries conclurent la première partie de cette réunion spirite. Un bon nombre du public eurent le besoin de venir au chevet de notre orateur assermenté se délaisser de leurs expériences personnels comme pour chercher « bénédiction » ici une photo dévoilée, là un témoignage poignant ou encore cette ampoule d’éclairage gravée par des «forces certifiées occultes » du « M » de Mylène; sa détentrice. Ceux qui, heureux de cette rencontre venaient à moi, me confortait sur le bienfondé et la persévérance de notre entreprise. Le spiritisme a une qualité certaine; celle de rassembler ceux qui par des courants de pensées divisées, s’ignorent. Castes, classes, cases; tout cela volent en éclat...

Pour terminer, je voudrais citer une phrase dictée par les esprits eux-mêmes : « Le monde des esprits se manifeste chez ceux capables de donner du ressort
à leurs enseignements et s’écartent de ceux qui n’ont que le vernis de leurs assiduité »
Puisse le Dieu commun des hommes, notre sincérité, et notre volonté faire en sorte que nous en soyons digne.

Brahim
Secrétaire a l’IFRES

Dijon, capitale des ducs de bourgogne et fief avancé du spiritisme.

Profitant des derniers beaux jours de la saison, l'équipe des “ifressiens” se retrouvaient en ce samedi 4 octobre sur les routes, guidées de l'éveil spirituel. Dijon, capitale des ducs de bourgogne sera l’espace d’un weekend, le fer de lance d’un combat de longue haleine contre le tabou de l'après vie et du contact inter-dimensionnel qui en découle. Plusieurs centaines de kilomètres à parcourir ne seront pas de trop pour s’affranchir de la frontière de l’entendement matériel et rationnel de ce grand et beau pays qu’est la France où “Descartes” a vu le jour. Joël au volant de la “Logan” affichant au compteur plus de deux tours du monde de révélation extra-sensorielle, roulait sereinement. Laurie coté passager; garante morale de notre association, veillait au bon cheminement de notre trajectoire tout en rappelant les dernières directives à suivre. A l'arrière Bruno narcoleptique à mi-temps et hyperactif pour la cause, somnolait d’un œil et ne dormait que sur une seule de ses deux oreilles. Il semblait s'évader dans un monde où le temps et l’espace fusionnent dans une brume épaisse dont il était le seul à en connaître la substance et l’ivresse qu’elle procurait. Quand à moi, j'étais plongé dans mes pensées comme une fuite en avant salvatrice, tantôt dans le passé, bientôt dans un futur aléatoire mais armé de ma seule assurance du bien fondé de notre entreprise “hasardeuse” au destin dictée d’outre-tombe.

C’est dans un gymnase communale aux murs défraîchis et nostalgiques des années buvard et porte plume que devait se tenir la conférence du spiritisme sous toutes ses coutures. D’un nom bien plus évocateur les membres du groupe spirite: “la voix du cœur” nous attendaient avec un sourire aussi sincère que les âmes qui les animaient. Au fond de la salle, à droite, une table dressée attendait notre bon vouloir. Un sachet pour chaque membre de l’IFRES empli de victuailles aux couleurs local témoignait de notre bienvenu. Sur celui-ci en guise de décor et de bon goût s’affichait une carte ou se dessinait un cœur. Sur les anses de ce sac, une plume y était fixée. Un cœur pour l’essence et une plume pour l’envol…

Quel joli tableau pour symboliser la liberté recouvrée et l'éveil de l'âme. Nous voila attablé à savourer un repas maison avec pour seul ingrédient qui vaille ; l’amour de ceux qui le préparent.

L’ouverture de la salle au public était prévue pour 14H15 mais c'était sans compter sur la ponctualité fébrile des plus pressés. La communication extra-terrestre se nourrirait-elle de l’impatience d’amour des hommes fait de chair et de ceux par l’absence devenus “chers”? Peu à peu le brouhaha des visiteurs perplexes et le chuchotement des inquisiteurs convaincus se muaient dans un silence profond et lointain. Joël, scruté du regard par tant d'âmes en peine et avides d’espoir prenait place devant l'écran central ou s’exposait fièrement le logo de notre association. Parler de transcommunication instrumentale, de la manière dont les plans de notre cabine photomaton à fantômes nous ont été transmis, parler de laser, d’holographie avec autant d’aisance, d’humour et d’entrain subjuguait un public conquis. Qui aurait pu penser que Joël dans sa tendre enfance; avait souffert d’une scolarité désastreuse où presque… Mais ce qui me plaît particulièrement chez lui, c’est que là ou d’autres plantaient d’inexorables affirmations obstruant l’ouverture d’esprit, lui , ne semait rien d’autre que des interrogations sur la possibilité d’une autre dimension. Mais il ne se grandissait pas pour autant, la médiumnité n’a jamais été un sacerdoce pour lui tout juste un incontournable chemin de vie. Enfin, après deux heures d’un âpre discours sur les moyens de la transcommunication instrumentale souligné par un tonnerre d'applaudissements, s’en suivait un vif échange de questions réponses bien à propos et fort intéressant. Jamais, je ne me lasserais de la main mise et de la force de persuasion du timide par nature qui par conviction passe en mode éloquence...

Tiens voila qu’un sms rageur reçu en toute discrétion sous la tutelle du vibreur me fait penser que la réalité rattrape la fiction: “J’ai oublié que cet après midi, tu étais entouré de tes "fantômes”.Enfin et pour la deuxième partie de la conférence une médium du nom de Nicole Bourdier venait, avec l’aide de photos de défunts volés à la fatalité, préalablement déposés par des plaignants en peine, exploitait son talent pour le bien des démunies de chaque côté du miroir. Que de précisions révélés dans ces contacts, que de détails suggérés, des prénoms prononcés, des circonstances évaluées !!!

Ici un enfant disparu rassurant des parents attendries sur son présent immédiat, plus loin une femme morte de mélancolie demandant aide à un mari attentionné, plus loin un accidenté mort subitement sans avoir eu le temps de souffrir. Là, un mari s'excusant du mal qu’il aurait pu engendrer au cours de son existence. Bravo à cette femme digne et qui grâce à une médiumnité sincère et humble a su créer une atmosphère prompt au contact, à l'échange et au partage dans l’oubli de soi.

Qu’on se le dise en tout et pour tout,  jamais la mort ne pourra avoir raison de l’amour, “la voix du cœur” pour l”éternité pourrait en témoigner.

Brahim secrétaire.