Réunion technique du mardi 28 février 2017

De la technique au paranormal

Le temps peut paraitre bien long et l'on fini par s'impatienter. Beaucoup de personnes qui suivent nos travaux nous demandent "quand" reprendrons les expériences. Il est vrai que depuis le début de cette année nous sommes plongés dans la technique. Une situation répétitive qui nous réserva en effet plusieurs rebondissement. Ce soir là nous en entamions encore un et pas des moindre. La recherche sur les phénomènes dits paranormaux peut se faire effectivement par opportunisme, au petit bonheur la chance, mais elle doit aussi engendrer une réflexion continue et ouvrir un champ d’applications scientifiques. Évidemment cette étude peut ennuyer les plus empressés, mais bien maitrisée elle assure la qualité des résultats.

Nous voici donc dans la transformation du support de la grande parabole afin d'augmenter la distance utile entre le miroir primaire Kepler et la caméra qui filmera l'effet Strioscopique. Sur le papier cela semble simple, mais sur le terrain les choses sont toutes autres. Il faut dire que notre cellule est imposante, faite de bois, de polystyrène et de mousse acoustique. Le plus délicat est qu'elle n'a pas été conçue pour être démontée et remontée. Bien que très bien pensée avant sa conception, les visses prennent irrémédiablement du jeu et l'ensemble perd peu à peu de sa solidité. Rien de bien grave pour l'heure, mais c'est un élément conceptuel à ne pas négliger, surtout pour l'avenir.

Le chantier était donc lancé dans la bonne humeur, un peu agacé toutefois par une coupure de courant inopiné...Quoi qu'il en soit, rien ne pouvait stoppait l'entrain de l'équipe. Tous les éléments techniques d'enregistrement, ordinateur, bureaux et autres étaient démontés. Les deux pans de mur de la cellule enlevés. Nous découvrions ainsi l'énorme support de la toute aussi grande parabole (1m50 de diamètre). C'est la largeur du support en lui même  que nous allons gagner (pas moins de 30cm tout de même) permettant du coup d'élargir l'espace intérieur dans le sens de la longueur. Avant de démonter la parabole, nous prenions toutes les mesures utiles pour s'assurer de son remontage ultérieur. Sa dépose hors la cellule fut délicat, en effet le miroir Kepler fixé en son centre obligeait à la prudence. Une fois sortie nous démontions la rotule,  dégageant la fixation que nous utiliserons pour la fixer sur une planche de bois.

Tout est donc prêt pour la journée de samedi, où nous travaillerons sur l'élaboration du nouveau support de la grande parabole puis à son remontage. Si tout ce passe comme prévu, nous serons en mesure ce weekend d'effectuer les premiers test de Strioscopie et par la suite la combinaison avec le système de brumisation.

Réunion technique du mardi 21 février 2017

Rectification importante

A notre grand désarrois, nous constations une mal façon dans notre installation... La semaine dernière nous nous réjouissions d'avoir terminé le gros œuvre de notre nouvelle configuration technique. Mais ce soir là malheureusement nous revenions sur celle-ci devant l'impossibilité d'obtenir un effet strioscopique suffisant.
N'oublions pas que le système de brumisation que nous utilisons actuellement est quant à lui en place et fonctionne très bien. Cependant sa densité est elle qu'il ne peu se combiner avec un effet strioscopie pauvre et sans contraste. Il ne serait tout simplement pas visible! Et c'est justement sa visibilité qui apportera un plus à notre configuration technique. Donc pas question de se contenter d'un semblant de strioscopie. Force était de constater que dans l'état actuel il était impossible d'obtenir quelque chose de bon.

Rappelons les faits

Nous avons installé un miroir primaire Kepler de 300 mm de diamètre, d'une focale de 120mm. Pour obtenir un effet Strioscopique nous devons placer à deux fois la focale (et dans l'axe) un petit cache ou filtre pour n'observer que les rayons lumineux déviés par l'objet à observer. Notre soucis est que dans la cellule nous n'avons pas assez de recule pour placer la caméra après ce filtre. En effet celui-ci se trouve dans l'état à 5mm de la parois de la cellule dans le sens de la longueur. Impossible d'y placer la caméra juste après (elle fait tout de mème plus de 25 cm d'empattement avec son objectif) . L'idée que nous avions eu était de placer un miroir (une sorte de réflecteur) dans l'axe face à l'autre et ainsi rallonger virtuellement la longueur utile entre ces deux éléments, évitant du coup de percer la cellule.
Voilà pour les faits, oui mais le miroir de réflexion rend le réglage impossible (ou du moins extrêmement délicat et incertain) Nous arrivons bien à obtenir un effet strioscopique mais très très faible. Ce miroir semble "disperser" la lumière ambiante un peu partout et dés lors appauvrir la concentration lumineuse dont nous avons besoin. Devant l'évidence du problème nous avons même démonté un pan de mur de notre cellule afin de confirmer l'utilité d'une "vraie" distance utile de 2m40. Mais comme les problèmes n’arrivent jamais seul, c'était sans compter un autre soucis et cette fois ci conceptuel directement lié à la structure de la cellule. En effet, juste dans cet axe si précieux, un tasseau de maintient empêche d'y placer la caméra devant enregistrer la Strioscopie...

Que faut-il faire, scier le tasseau de bois et repenser la structure de la cellule? Car il ne suffit pas de percer un trou, encore faut-il penser à la solidité de la cellule. Nous portions beaucoup d'espoir dans le système du miroir qui aurait du nous éviter ce genre d’écueil. Mais il en est autrement. A force de réflexion, nous avons trouvé une idée que jusqu'à présent nous n'envisagions pas comme réalisable. Nous allons tout simplement transformer le support de la grande parabole, en la vissant directement sur la parois de la cellule ce qui évitera de faire une ouverture et de fragiliser l'ensemble. Avec la prise de mesure à l'appuie, nous allons gagner trente centimètre. Un apport suffisant pour placer à nouveau la caméra dans l'axe.

Ce travail va nous demandé du temps, aussi avons nous décidé de le réaliser sur plusieurs jours et le plus rapidement possible. Par exemple un mardi de démontage des deux parois qui constitue le fond de la cellule et toutes les prises de mesures, puis un samedi et dimanche de travaux et de finalisation.

Une chose est certaine, nous devrons exceptionnellement nous réunir en dehors de nos rendez-vous habituels afin de mener à bien ces conséquentes transformations afin de pouvoir recommencer nos expériences de TCI.

N’oublions pas de parler d'Annick qui pendant ce temps était en pleine administration préparant les futures cartes d’adhérents pour nos membres...(voir les photos d'illustration de la réunion ci dessous)