Encore une expérience très prolifique
Les interactions se sont succédé, que ce soit avec la vidéo ou le Larynx. Il n’est pas toujours aisé de comprendre sur le fait les messages ainsi délivrés. Beaucoup d’interactions avec le Larynx passent tout simplement inaperçues, noyées dans un flot de répétitions systématiques de certains phonèmes, comme le ferait un disque rayé. C’est un des problèmes dus à l’architecture même de notre installation, sur lequel nous devons nous atteler. Pourtant, en réécoutant l’enregistrement audio et en supprimant ces répétitions, nous entendons très bien des mots et souvent assez étranges, que ce soit dans le sens ou même dans la texture de la voix. Il y a des combinaisons de phonèmes qui ne résonnent vraiment pas comme la plupart. Pour exemple, écoutons cet extrait assez stupéfiant, dans lequel on entend Djami, une nouvelle venue pour l’expérience, poser une question sur l’état des personnes auxquelles elle pensait :
Ce n’est pas tant la réponse qui est étonnante (qu’il faut très certainement relativiser), mais bien l’intonation. Nous ne sommes pas dans la prononciation robotique habituelle de la voix synthétique. Les mots sont dits avec une texture pour ainsi dire humaine. C’est assez étonnant pour le faire remarquer, d’autant plus que ce genre de « transformation phonétique » arrive de plus en plus souvent, comme si une autre voix s’immisçait dans celle de la bibliothèque dynamique du Larynx.
En vidéo, les anomalies confirment une interaction directe

Le passage de Virginie et Raphaël fut encore troublant. Leur fille Marie (partie de l’autre côté) donne, à chaque fois que ses parents sont ici pour l’expérience, des signes pertinents de sa présence. En vidéo, les anomalies confirment une interaction directe, notamment celle où l’on perçoit deux « m » liés. Alors que Raphaël se trouvait dans la Cellule et qu’il découvrait cette anomalie, sa réaction enclenchait à son tour une interaction du Larynx. On entend en plus de la confirmation le mot « toi« , comme pour dire à Raphaël qu’il est aussi concerné par cette manifestation. :


Parmi les autres anomalies vidéo enregistrées dans le clip déclenché par Raphaël, on voit la représentation d’une maisonnette en perspective, avec un toit tout blanc. C’est Virginie (la femme de Raphaël) qui nous faisait remarquer que, déjà dans une expérience antérieure, l’esprit de Marie avait provoqué une anomalie vidéo dans laquelle on percevait le dessin d’une maison. À ce sujet elle nous écrit : « Je ne sais pas trop encore pourquoi, mais c’est peut-être par rapport à une maison de vacances dans la famille.«

C’est déjà tout de même très étonnant de voir apparaitre dans la vidéo d’un nuage de brume, une image représentant une maison, mais deux fois et de plus en des jours différents et avec la même entité, c’est improbable. Dans un passage de l’enregistrement, on entend aussi le mot « voie« , faisant suite à l’apparition d’une anomalie vidéo sur laquelle on perçoit un visage enfantin. Raphaël acquiesçant le fait qu’il voyait encore l’esprit de sa fille, on entend alors le mot « oui » :
Tous ces mots ont bien été prononcés
La suite est tout autant remarquable. C’était Virginie qui se trouvait à son tour dans la Cellule. Un détail important, pour bien évaluer les interactions et leur possible pertinence, Virginie est enceinte, ce qui donne une certaine dimension à ce qui suit. En premier lieu, le mot « mai » est fréquemment prononcé, mais seulement en présence de Virginie. Le mot « enfant » est également prononcé plusieurs fois. Vient se joindre à tout ceci une « mamie » (pas spécialement entendu comme cela sur le fait). Mais alors, une question se pose. Avons-nous ici la prévision d’une naissance en mai ? Il y a aussi un passage dans lequel on entend « en mai rein » Nous avons écrit « rein« , l’organe, mais il est peut être question d’autre chose ? Sinon, pourquoi parler de rein ? Tout ceci est bien entendu à prendre avec des pincettes, mais l’étonnement est légitime, car tous ces mots ont bien été prononcés et seulement en présence de Virginie :

L’anomalie perçue dans l’enregistrement vidéo que Virginie lançait montre le visage d’un homme semblant avoir les yeux fermés. En réaction face à celle-ci, Virginie décrivait ce qu’elle voyait, un visage inconnu d’un adulte. C’est alors que le Larynx prononçait deux phonèmes « en fan« . Là aussi, comment interpréter cette interaction ? Nous pourrions faire une supposition en avançant qu’il s’agit là, peut-être, de l’image adulte de l’esprit qui s’apprête à naitre, mais nous dépasserions là nos prérogatives.
En faite, nous n’en savons rien, seule l’image, l’anomalie, est effective ainsi que le mot « enfant » qui est revenu souvent avec Virginie :
Une pensée qui transparait dans l’image vidéo

Une autre récurrence est à constatée, celle qui rend évident que les messages donnés peuvent glisser d’une personne à l’autre. Nous voulons dire par là qu’il peut y avoir des interactions déclenchées en retard, ou même en avance par rapport à la personne qui entre dans la cellule. Par exemple, la personne A veut communiquer avec C, mais n’obtient un résultat intelligible pour elle qu’au passage de la personne B.
Ce décalage peut rendre difficile la lecture des résultats et même rendre confus l’ensemble. Mais il faut bien comprendre que, pour les consciences qui nous transmettent ces informations, l’espace et le temps sont très relatifs (voir inexistants). Nos notions d’ordre et de logique sont pour ainsi dire inopérantes dans cet état d’existence. Par exemple, Michelle (une habituée des expériences de TTech) obtenait dans la Cellule une anomalie où l’on perçoit une main. Impossible pour elle de l’identifier. Mais lorsque Virginie était à son tour dans la Cellule, elle obtenait une interaction audible en concordance avec l’image. Elle demandait à Marie de dire ou de dessiner un « M« . On entend alors le larynx prononcer le mot « main« . Il y a là une évidence, comme une sorte d’idée, une pensée qui transparait dans l’image vidéo et au travers le dispositif du Larynx sans l’ordre que nous recherchons :
Autre exemple de ce retard dans le résultat. Une des personnes présentes ce jour-là évoquait un certain moment de sa vie en cherchant à avoir un contact avec une entité bien précise. Il était question de voiture, d’exposition de voiture. Alors, dans la Cellule, cette personne n’a pas vraiment réussi à avoir une interaction allant dans ce sens. Mais une autre traitant justement de voiture (plus exactement d’auto) a été obtenue alors qu’une autre personne (ici Michelle) se trouvait dans la Cellule :
Les autres extraits de l’enregistrement audio du passage de Michelle démontrent, d’une part, que les entités présentes comprennent que le procédé de repérage dans l’espace se fait par la vue et qu’elles perçoivent ce qui ce passe dans le local et, d’autre part, qu’elles sont au fait de nos gestes. En effet, au même moment où l’anomalie vidéo est observée par Michelle, l’interaction « fait » du Larynx retentit. Après que Michelle ait observé l’image de l’anomalie sur l’écran de contrôle, le Larynx s’actionne à nouveau et l’on entend le mot « fin« . On voit bien qu’ici, les interactions sont faites en direct. C’est ce que nous recherchons.
Le sens de cette interaction semble correspondre à ce que nous pensons de la conscience
Passons aux interactions du Larynx qui engendrent un certain questionnement. Nous commençons à prendre l’habitude de ces phrases qui interpellent, pour la plupart non identifiées, c’est-à-dire sans correspondance avec quelque chose, une situation que nous pourrions attester. Le premier exemple qui suit évoque un « Noa » et un « Rinbau« . Qui serait-Il ? La personne dans la Cellule à ce moment-là n’a pas réagi sur le fait, les phonèmes étant assez éloignés les uns des autres pour ne pas rendre la réponse tout de suite intelligible. Le deuxième exemple est une réponse assez édifiante à la question de Nathalie. Celle-ci demandait à l’esprit de son fils d’envoyer son image sur la vidéo ou celle de son petit frère. On entend alors la phrase décousue « on est en eux« . Pour le coup, le sens de cette interaction semble correspondre à ce que nous pensons de la conscience et de son état de superposition. Les esprits en question « seraient en eux« .

Pour finir, écoutons les trois extraits suivants qui, une fois de plus, dépeignent de quelle manière le Larynx interagit avec nous. Le premier est assez poignant, puisqu’il commente une anomalie vidéo perçue dans l’enregistrement opéré par Nathalie.S. Sur l’image aboutie de l’anomalie vidéo, on voit un visage ayant les yeux fermés. Nathalie.S remarque alors le détail et le verbalise. C’est alors que le Larynx prononce le mot « ému« , puis l’expression « wua! ». Il y a là encore une évidente concordance entre ce qui est produit sur la vidéo et ce qui est dit par le Larynx :
autres extraits qui suivent sont analogues à ce que nous obtenons habituellement, laissant cette impression profonde d’avoir communiquer avec des êtres sensibles, invisibles :
Parmi les autres anomalies vidéo de l’expérience, certaines sont étranges, comme une série de lettres ou le chiffre 4 qui, selon Michelle, pourrait lui être adressé. On y voit encore des visages sans concordance, non identifiés.
Les autres anomalies vidéo de l’expérience








